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paquebot LA TOURAINE

Compagnie Générale Transatlantique, 1891 - 1923

Le paquebot La Touraine dans sa configuration d'origine avec trois mâts
Fiche technique
La Touraine (paquebot ) 1891 - 1923
materiau de la coque : ............acier
anciens noms du navire : ..........
type de navire : ..................paquebot postal acier
type du propulseur : ..............2 hélices
année de construction du navire : .1890
nom du chantier de construction : .Compagnie Transatlantique
lieu de construction : ............Penhoët
Année d'entrée en flotte : ........1891
Longueur (en mètres) : ............157,45
Largeur (en mètres) : .............17,05
Jauge brute (en tonneaux) : .......7122
Port en lourd (en tonnes) : .......3228
Type de moteur : ..................2 à pilon, triple expansion 3 cylindres
Puissance du moteur (en chevaux) : 12000
Vitesse en service (en noeuds) : ..19
Histoire
A la date de sa mise en service, LA TOURAINE était le plus grand paquebot français en tonnage et le cinquième dans le monde. Ses dimensions correspondaient aux possibilités maximales du Port du Havre, contrainte qui ne disparaîtra pas avant les années trente. Il fut également le dernier paquebot de la Compagnie à posséder des voiles.
Entré en service le 20 juin 1891 sur la ligne Le Havre-New York. Navire le plus rapide de la Transat, il atteint la vitesse moyenne de 21,2 noeuds en juillet 1892 au cours d’une traversée de l’Atlantique en 6 jours 17 heures et 30 minutes. Record non officiel qui ne peut donc pas être inscrit au palmarès du fameux Ruban bleu.
Le 16 mai 1894 aborde sur les bancs de Terre Neuve le 3 mâts français SULLY et le coule en crevant sa coque avec son hélice babord. En 1894, effectue la première croisière organisée par la Transat, un voyage entre New York Constantinople et retour à New York, puis une seconde croisière en février 1895 de New York sur l'Italie, la Palestine, Constantinople et retour à New York le 6 avril.
De décembre 1897 à avril 1898 remplacement des deux arbres porte hélice, puis de décembre 1898 à février 1899 réparation générale des machines et des chaudières. Du 23 novembre 1901 au 17 janvier 1902 refonte à Saint Nazaire : chaudières neuves à 11 kg de pression, quille de roulis, machines débarquées et réparées. Entre 1900 et 1902, est complètement refondu et modernisé. Un de ses mâts est supprimé.
Le 23 janvier 1903 au Havre, un incendie détruit entièrement la grande descente, la salle à manger de 1° classe et les cabines de luxe. Rupture de l'arbre porte hélice babord dans l'Atlantique, arrive au Havre avec 3 jours de retard. Le 1° avril 1909, en quittant New York, le cylindre HP babord se brise à la partie supérieure de la boîte à tiroir et est projeté sur le grillage supérieur. Les passagers sont transbordés sur LA BRETAGNE qui vient d'arriver.
Réparations provisoires à New York et le cylindre est changé en mai à Saint Nazaire. Du 6 juin au 20 juillet 1910 remise en état des machines à Saint Nazaire et modification des emménagements pour augmenter le nombre de passagers de 2° classe ( 69 de 1°, 263 de 2°, 686 de 3°). A partir de 1913, effectue l’été des rotations avec le Canada. En octobre 1913, se porte au secours du paquebot anglais VOLTURNO en feu au milieu de l’Atlantique. Recueille 42 rescapés qu’il débarque à New York.
Pendant la Première Guerre mondiale, continue à assurer le service de New York. Est brièvement utilisé comme croiseur auxiliaire.
Le 8 février 1919 part du Havre, inaugurant le service d'après guerre de la ligne de New York. Le 15 février 1920 sauve l'équipage de la goëlette canadienne ASSOCIATED en perdition dans l'Atlantique. Dernier voyage transatlantique fin 1922.
De juin à août 1923, est utilisé comme hôtel flottant à Göteborg, en Suède durant une foire-exposition. A cette occasion, est rebaptisé MARITIME et sa coque repeinte en blanc. Revient au Havre le 25 septembre. Vendu à la démolition, quitte Le Havre le 25 octobre 1923 pour Dunkerque.
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