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Marseille, Marchand, Marquises

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Navire : LE SOLIDE
Vaisseau 3 mâts de 329 tonneaux


Gravure du Solide par Beaujon
Gravure du Solide par Beaujon
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Longueur de l’éperon à l’étambot : 23 m 40
Largeur la plus grande au maître bau : 7 m 60
Hauteur entre les ponts : 5 m 90

AMENAGEMENT INTERIEUR
2 ponts
une chambre
et antichambre de : 24,35 m de longueur, 7, 45 m de largeur et 5,20 m de hauteur

ARMEMENT
4 canons de 4
2 obusiers
30 fusils
6 sabres
6 tromblons
pistolets

CONSTRUCTION
Le Solide est un navire représentatif du savoir-faire marseillais de cette fin de siècle en matière de construction navale. Il fut construit dans un chantier du Pharo et lancé à la mer en mai 1790.
«Tout fut exécuté à ma satisfaction, et ce ne serait pas rendre à MM MEISTRE et neveu de Marseille, qui furent chargés de la construction, que de ne pas dire ici, qu’ils ont fait un bâtiment sans défaut».
Livre de bord d’Étienne MARCHAND

UN NAVIRE DOUBLE EN CUIVRE
«La navigation dans les mers du Pacifique exigeait un bâtiment d’une force exceptionnelle, pourvu de qualités spéciales. Messieurs Baux firent donc construire un navire chevillé et doublé en cuivre».
Extrait du livre de Jules Verne : «Les grands navigateurs du XVIIIème siècle», 1886.

UNE IMPORTANTE AMELIORATION
Jusqu’au règne de Louis XVI, les coques de navire furent protégées contre la destruction par l’opération appelée «mailletage». Elle consistait à enfoncer dans les bordages des clous à large tête placés cote à côte. Les anglais eurent les premiers l’idée de revêtir leurs bâtiments de feuilles de cuivre minces. Des prises anglaises amenées à Brest servirent de modèles et, en juillet 1778, un premier bâtiment français, la frégate l’Iphigénie fut doublée.
Extrait de «La mer» de CLERC-RAMPAL

 
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