| LES GRANDES DATES DE L'HISTOIRE DE LA SOCIETE NATIONALE MARITIME CORSE-MEDITERRANEE |
1948 : Convention pour l'exploitation des lignes de Corse entre l'Etat et la Compagnie Générale Transatlantique.
1969 : Création de la Compagnie Générale Transméditerranéenne (CGTM), issue de la fusion des activités en Méditerranée de la Compagnie Générale Transatlantique et de la Compagnie de Navigation Mixte.
1969-1975: Mise en place de la société, conjoncture difficile à partir de 1973, notamment en raison :
- de l'établissement progressif par l'Etat du régime de la continuité territoriale entre la France continentale et la Corse, sans que la société soit dotée des moyens financiers compensant la limitation des recettes induites par les mesures prises pour y parvenir (réduction des tarifs en faveur des passagers et des marchandises).
- de l'augmentation très importante du coût des combustibles liée à la crise pétrolière intervenue en 1973 et 1974.
- du développement de la concurrence sur les lignes d'Afrique du Nord en raison de l'expansion du transport aérien et de la création des Compagnie Tunisienne de Navigation et Compagnie Algérienne de Navigation.
1976 : Restructuration du capital de la société avec notamment la prise de participation de la SNCF. La CGTM prend le nom de Société Nationale Maritime Corse-Méditerranée (SNCM) dont le capital se répartit comme suit :
- Compagnie Générale Maritime (CGM) 75%
- Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF) 25%
La participation de la SNCF sera ramenée à 20% et celle de la CGM portée à 80% lors d'une augmentation du capital de la SNCM intervenue en 1978.
Une convention est signée entre l'Etat et la SNCM pour une durée de 25 ans. Elle est assortie d'un cahier des charges définissant les obligations de la SNCM dans la desserte des lignes de Corse où elle assure une mission de service public (tarifs, flotte, fréquence des services) et lui attribue une compensation financière calculée sur la base de propositions de la Compagnie et faisant l'objet d'une indexation partielle.
La SNCM assure à cette date :
- Le transport des passagers, de leurs voitures et des marchandises sur la Corse (service public),
- Le transport des passagers, de leurs voitures et des marchandises sur l'Algérie et la Tunisie toute l'année et la Sardaigne en saison estivale.
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La SNCM exerce également des activités de transit, consignation, représentation générale de compagnies étrangères, agence de voyages (Sotramat), tour-opérateur (Ferrytour) et de réparation navale. La SNCM détient 40% du capital de SUDCARGOS.
1976-1982 : Période de renouvellement de la flotte avec les transbordeurs Napoléon, Cyrnos, Esterel, Corse ainsi que Liberté et les cargos rouliers Monte-Stello, Monte-Cinto, Monte-Rotondo, Ardèche et L'Aude.
1986 : Mise en oeuvre des lois de 1982 portant statut particulier de la Région de Corse et prévoyant le transfert à celle-ci des compétences de l'Etat pour la desserte de l'Ile. Signature d'une Convention entre la SNCM et l'Office des Transports de la Région de Corse pour la période 1986-1990. Ces documents précisent, modifient et complètent la Convention passée avec l'Etat en 1976 qui subsiste.
1987 : Développement de nouveaux produits : organisation de mini-croisières et de congrès en dehors de la saison estivale. Extension des activités d'agence de voyages.
1989-1990 : Stratégie offensive face au recul du trafic et à la concurrence maritime et aérienne.
Entrée en service du car-ferry Danielle Casanova. Allongement du Cyrnos rebaptisé Ile de beauté et du Liberté. Entrée en service du roulier mixte Monte d'Oro.
Création d'une ligne Bastia-Livourne exploitée par la filiale Corsica Marittima.1991 : Convention signée entre la SNCM et l'Office des Transports de la Région de Corse pour la période 1991-1995.
1992-1995 : Poursuite du développement de la société malgré la réduction du trafic des passagers sur la Corse ; l'accent est mis sur l'amélioration de la productivité dans le cadre de mesures définies par le plan d'entreprise. Le renouvellement de la flotte est entrepris par les commandes d'un paquebot, d'un cargo mixte et de Navires à Grande Vitesse (NGV) destinés aux lignes courtes au départ de Nice. Entrée en sevice en 1994 du cargo roulier mixte Paglia Orba.
1996 : Entrée en service du Napoléon Bonaparte, affecté à la desserte de la Corse au départ de Marseille, dont les installations sont particulièrement confortables, qui transporte 2150 passagers et 708 véhicules à la vitesse de 23 noeuds. Sont également mis en service les NGV Asco et NGV Aliso (530 passagers et 150 voitures transportés à la vitesse commerciale de 37 noeuds).
Convention signée entre la SNCM et l'Office des Transports de la Région de Corse pour la période 1996-2001.
Stabilisation du trafic sur la Corse, en diminution les années précédentes.
Les résultats financiers sont obérés, comme en 1995 par l'insuffisance des recettes et le poids des nouveaux investissements.1997-1998 : Reprise de l'activité sur la Corse qui conduit la société à commander en juin 1998 un troisième NGV de plus grande capacité pour livraison en 2000. Il transportera 1000 passagers et 280 véhicules.
La SNCM se prépare par ailleurs aux échéances devenues très proches : la libéralisation du cabotage national à partir de janvier 1999 et la fin, en 2001, de la concession de service public dont elle bénéficiait depuis 1976.
Un nouveau plan d'entreprise est établi, il doit permettre les évolutions nécessaires pour que la SNCM soit choisie à l'issue de l'appel d'offres qui sera réalisé par la Corse afin de définir le ou les nouveaux concessionnaires.