A événement exceptionnel, document exceptionnel… un film amateur, tourné par un passager de l’Ile-de-France, sur le sauvetage des marins du Greenville en 1953. Le film est muet mais les images conservent toute la tragédie de l’événement, la détresse du navire au milieu de l’océan, la réalité du sauvetage par canots…
Film amateur 16mm, couleur, muet
Durée : 5 minutes.
Année : 1953
Résumé du film : alors que le Greenville s’enfonce dans les eaux d’une mer agitée, l’Ile-de-France met une chaloupe à la mer pour secourir l’équipage en détresse.
20 septembre 1953, le Greenville, cargo libérien de la Worlwide Company, transporte 9 300 tonnes de blé de Montréal à Liverpool. La mer est grosse, le vent souffle à 140 kilomètres à l’heure et le gouvernail tombe en panne. Les événements s’enchaînent, le navire et son équipage de 26 hommes sont menacés. La radio du bord envoie des SOS.
L’Ile-de-France, parti du Havre le 18 septembre, capte le message de détresse et se déroute à la recherche du Greenville. Après plusieurs heures, le cargo est en vue et le transbordement de l’équipage s’organise. 24 hommes sur 26 sont sauvés. A son arrivée à New York, le 25 septembre, le paquebot fait l’objet de toutes les attentions et le sauvetage se raconte des deux côtés de l’Atlantique telle une véritable épopée.
Les marins de l’Ile-de-France reçoivent, de toutes parts, distinctions officielles et marques d’admiration, ce sont les héros du sauvetage.
Par leur intermédiaire la Compagnie Générale Transatlantique est mise à l’honneur et c’est pour elle l’occasion d’une publicité très flatteuse et « gratuite ». Les médias diffusent à grande échelle le récit du sauvetage. Ainsi, dès le 22 septembre les producteurs d’actualités cinématographiques veulent réaliser un sujet sur l’événement et sont à la recherche d’images. Ils supposent que certains passagers ont des caméras.
Pathé Journal demande à la Transat de télégraphier au commandant de l’Ile-de-France son souhait d’acheter le film d’un passager cinéaste amateur. La Transat a tout intérêt à collaborer à cette recherche. Telle est l’origine du film présenté ici.
Le cinéma amateur est l’ultime moyen d’obtenir des images sur cet événement inattendu. Par extension, de nombreux films amateurs complètent avec intérêt la collection d’images de l’association et participent ainsi à leur niveau à la mémoire des compagnies maritimes.